Hervé Opiangah et les flibustiers de l’argent public

Publié par dans ÉCONOMIE (Gabonreview)sur jeudi 29 décembre 2016 à 20:21

La dénonciation, par le leader de l’Udis, de 250 milliards volatilisés des programmes du logement social et les accusations portées contre Magloire Ngambia, Désiré Guédon et Etienne Ngoubou, ramènent au souvenir de quelques coups d’éclats en matière de détournement de deniers publics sous l’Emergence. «Les profito-situationnistes aux chaussures enfoncées dans la boue des chemins tortueux de l’enrichissement astronomique sans cause» ne sont pas toujours là où on croit les trouver.

Hervé Opiangah et les flibustiers de l’argent public dans actualité

Hervé Patrick Opiangah, l’accusateur. © gabonpub
Jamais une déclaration d’Hervé Patrick Opiangah n’avait eu un tel effet viral. Le patron de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) aura en tout cas alimenté le buzz cette semaine. Sa sortie, le 22 décembre dernier à travers une interview accordée au quotidien L’Union, rappelle dans une certaine mesure la déclaration, en juin 2015, d’Alexandre Barro Chambrier et ses amis d’Héritage et Modernité dénonçant alors «les profito-situationnistes aux chaussures enfoncées dans la boue des chemins tortueux de l’enrichissement astronomique sans cause.»

Hervé Opiangah estime en effet qu’«il y a des ministres de la République, sortants comme actuels, qui (…) ont un double agenda rongeant de l’intérieur tel le vers dans le fruit». Il répondait ainsi à une question relative aux dernières sorties de Bruno Ben Moubamba, ministre de l’Habitat et de I’Urbanisme, dénonçant ses prédécesseurs à ce département et certains membres de l’entourage d’Ali Bongo ayant sinistré la politique du logement social au Gabon, avec plus de 250 milliards de francs CFA détournés.  «Beaucoup d’argent a été dégagé pour la construction des logements sociaux. Cette manne ne peut pas avoir été décaissée sans que les principaux responsables rendent des comptes», a renchéri Hervé Opiangah  avant de citer «Magloire Ngambia et ses collaborateurs de l’époque».

Poursuivant Opiangah a ajouté : «Avec lui, beaucoup d’autres ministres. Autre exemple, au sujet du problème d’adduction d’eau pour ravitailler Libreville, Ntoum et autres localités, plus de 110 milliards de francs ont été décaissés du temps des Désiré Guédon et Etienne Ngoubou. S’ils ont échoué, c’est à eux, ainsi qu’aux autres ministres financiers de l’époque de rendre des comptes. Tout comme les différents directeurs généraux du Budget, les Trésoriers payeurs généraux sont parmi les personnalités qui se sont enrichies ostensiblement pendant que les Gabonais continuent de croupir dans la misère. Le Parlement doit enquêter pour tirer toutes ces situations au clair.»

Magloire Ngambia : 2 milliards sur le premier coup

 dans actualité

Magloire Ngambia : «2 milliards sur le premier coup». © D.R.

Si on peut être surpris par des noms comme Désiré Guédon, pouvant jusque-là passer pour un monsieur propre, il est difficile de douter des accusations portées contre Etienne Ngoubou, le secteur pétrolier étant connu pour ses «forages en eaux troubles» et l’opacité de ses transactions. Mais l’on en vient surtout à se souvenir de ce que Magloire Ngambia est précédé de la réputation d’avoir fortement siphonné l’argent public.

A titre d’exemple et pour rappel, en novembre 2012 déjà, Confidentiel Gabon, une lettre d’information aujourd’hui en hibernation, relevait que Luc Oyoubi, alors ministre de l’Économie, avait découvert la disparition d’un fonds de 2 milliards de francs CFA. La somme constituait une caution placée à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig) pour les besoins de la liquidation de l’Office du chemin de fer Transgabonais (Octra) alors que Paul Toungui était ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, du Budget et de la Privatisation. Devenu ministre de l’Économie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Magloire Ngambia avait obtenu de la banque une mainlevée sur ces 2 milliards, ainsi que l’attestait alors une correspondance brandie alors par la Bicig à Luc Oyoubi. Mis au courant, le président de la République, Ali Bongo, avait déversé son ire sur Magloire Ngambia, 45 ans aujourd’hui. Il était, au moment de ce scandale, ministre de la Promotion des investissements, des Travaux publics et des Transports. Nombreux pensent cependant qu’Ali Bongo, dont la sympathie pour le jeune ministre d’alors est de notoriété publique, avait alors eu du mal à se débarrasser de celui qu’il a lui-même initié aux rites maçonniques au sein de la Loge Zéro, début-2011.

Le coup de gueule de Hervé Opiangah a donc de quoi susciter quelques interrogations, l’enquête qu’il demande au Parlement et même à l’appareil judiciaire pouvant éclabousser de nombreuses autres personnalités de son camp politique, lui-même avec, le chef de l’Etat aussi. L’une de ces interrogations porte sur l’opportunité d’une telle dénonciation. Connu pour être un proche du président de la République, le leader de l’Udis aurait-il reçu mission de jeter en pâture à la vindicte judiciaire quelques personnalités triées sur le volet ou devenues persona non grata ? Auquel cas, Etienne Ngoubou ou Désiré Guédon devraient craindre. Si une poursuite judiciaire venait à être mise en branle, ce dernier devrait-il démissionner du secrétariat général de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) où il vient d’être porté, pour se mettre à la disposition de la justice ?

20 milliards de francs pour Biyoghé Mba, Nkoghé Békalé et Cie

Biyoghé Mba et Nkoghé Békalé, mis en cause. © Africatime

Certains commentateurs pensent que la sortie d’Hervé Opiangah n’est qu’un stratagème visant, in fine, à inquiéter quelques milliardaires passés à l’opposition, notamment autour de Jean Ping. Mais pour être crédible, la stratégie devrait s’intéresser à bien d’autres personnalités ayant alimenté la chronique au sujet de détournements monstrueux des deniers publics. Et l’on en vient notamment à penser à Paul Biyoghé Mba, ancien Premier ministre et actuel ministre du Développement social et familial.

En février 2013, en effet, l’hebdomadaire La Griffe révélait, à coups de fac-similés, le détournement de 20 milliards de francs CFA au ministère du Pétrole entre 2009 et 2011. Le scandale financier avait pour acteurs Paul Biyoghé Mba, Julien Nkoghé Békalé alors ministre du Pétrole, un directeur nommé Alilat Antsélévé Oyima et la BGFIBank. L’ancien ancien Premier ministre et actuel ministre du Développement social et familial, avait alors donné l’autorisation informelle à Nkoghé Békalé d’ouvrir un compte dans une banque privée, alors que selon les normes et procédures il n’était pas habilité à poser un tel acte. Pour avoir «dissimulé et détourné des fonds publics à son profit» au mépris des règles de gestion de l’argent public, Julien Nkoghé Békalé, principal acteur de ce scandale, était alors indexé pour «actes de fraude, de détournement des ressources et de biens publics, de corruption, de recel, d’abus de pouvoir, de trafic d’influence, de blanchiment». Selon La Griffe, les éléments de l’enquête indiquaient qu’il était le bénéficiaire de 60 % des 20 milliards de francs CFA détournés. Au sujet de la BGFIBank, il était alors indiqué que «les documents du compte révèlent de graves irrégularités et négligence de la part de la banque». La banque devrait donc être poursuivie pour «abus de pouvoir, trafic d’influence, conflit d’intérêt et complicité ayant conduit à un détournement de fonds publics, blanchiment et enrichissement illicite».

BGFIBank et les 26 milliards des fêtes tournantes

BGFIbank, citée dans l’affaire dite des fêtes tournantes. © D.R.

En juillet 2012, un rapport titré «Audit des projets d’investissements Fêtes Tournantes – Éditions 2005, 2006, 2007 et 2008», réalisé par le groupement audit & conseil 2AC/Hentou, indiquait alors, en sa page 14, que «des opérations non définies, des bénéficiaires non identifiées, correspondant à des transferts du Trésor vers la BGFI» et en sa page 21, qu’un cas «flagrant est constitué par les virements à la BGFI pour un total de 26 milliards sans que l’auditeur n’ait pu, à ce stade de l’audit, y associer le nom des entreprises bénéficiaires et des marchés/opérations correspondantes.» Autrement dit, 26 milliards de francs CFA se sont ainsi volatilisés de la BGFIBank.

La saga du détournement des deniers publics au Gabon serait trop longue à conter. Elle remplirait de nombreux tomes. Aux personnalités indexées par Hervé Patrick Opiangah s’ajouterait une longue ribambelle de naufrageurs du pays, tous du parti au pouvoir. Pour paraphraser Me Louis-Gaston Mayila, si sous Omar Bongo, le vol des deniers se faisait avec des cuillères, sous l’Emergence il se sera effectué avec des pelles mécaniques. Nombreux en tout cas, parmi les donneurs de leçons d’aujourd’hui ne pourraient justifier leur fortune ou plus simplement leur train de vie. Si l’opposition en compte, ils sont bien plus nombreux au parti des démocrates gabonais ou dans la majorité au pouvoir.


Archive pour décembre, 2016

Communiqué final du conseil des ministres du 28 décembre 2016

Communiqué final du conseil des ministres du 28 décembre 2016
 Voici le communiqué final du conseil des ministres du 28 décembre 2016.
Le mercredi 28 décembre 2016, sous la Haute Présidence de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’État, le Conseil des Ministres s’est réuni dès 10 heures, dans la salle habituelle au Palais de la Présidence de la République. En début des travaux,  le Conseil des Ministres s’est félicité de la participation de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’État, au Sommet extraordinaire des chefs d’État d’Afrique centrale sur la situation économique et monétaire dans la zone CEMAC.

À l’invitation de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, le Président de la République, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, a pris part aux côtés de ses Pairs des autres pays-membres de la CEMAC à cette importante réunion qui s’est tenue le 23 décembre 2016 à Yaoundé, en présence de Madame Christine LAGARDE, Directeur général du Fonds monétaire international (FMI). À l’issue de cette rencontre, les chefs d’État ont adopté plusieurs mesures visant à accompagner les États vers une sortie rapide de crise et de les aider à mettre en place des conditions d’une relance durable de leurs économies respectives.

S’agissant du Gabon, le Fonds monétaire international (FMI) apprécie les efforts de diversification de l’économie gabonaise et encourage le Gouvernement à maintenir son engagement dans ce sens. Aussi, le Fonds monétaire international (FMI) se dit-il prêt à accompagner notre pays dans la mise en place des réformes indispensables à la relance de notre économie pour une croissance durable et inclusive. Par la suite, le Conseil des Ministres a pris acte du bon niveau d’avancement des discussions engagées par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec la classe politique, en prélude au dialogue politique que le Président de la République, Chef de l’État entend convoquer dans les prochaines semaines.  Enfin, le Conseil des Ministres, à l’orée de la nouvelle année, présente ses vœux les meilleurs à la population gabonaise dans toutes ses composantes et souhaite que ces fêtes se passent dans un climat de paix, de sérénité et de tranquillité publiques sur toute l’étendue du territoire national.

AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

MINISTERE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS CONSTITUTIONNELLES, CHARGE DU DIALOGUE POLITIQUE 

En application des dispositions de l’article 2 de la Constitution, le Conseil des Ministres a adopté le projet de loi autorisant le Président de la République à légiférer par ordonnance pendant l’intercession parlementaire.

MINISTERE DES TRANSPORTS 

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant adoption du Programme national de sûreté de l’aviation civile (PNSAC), conformément aux normes édictées par l’OACI.

EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA FRANCOPHONIE ET DE L’INTEGRATION REGIONALE, CHARGE DES GABONAIS DE L’ETRANGER 

Le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’accréditation de Leurs Excellences :

* Madame Carina Maria HAKANSSON, en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume de Suède  près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa ;

* Monsieur Quoc Thuy TRAN, en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République socialiste du Viet Nam près la République Gabonaise, avec résidence à Rabat ;

*  Monsieur Luis Augusto Fernandes Gaspar DA SIVA, en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Portugaise près la République Gabonaise, avec résidence en République de Sao Tomé-et-Principe ;

* Monsieur Hakan KIRAN, en qualité de Consul honoraire du Gabon à Istanbul (Turquie).

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE ET DES ARTS, PORTEPAROLE DU GOUVERNEMENT 

Sur présentation du Ministre d’État, le Conseil des Ministres a adopté le calendrier annuel des manifestations artistiques et culturelles. Les détails y relatifs seront communiqués en temps opportun  par le Ministre d’État chargé de ces questions.

Par ailleurs, le Ministre d’État a sollicité et obtenu l’accord du Conseil des Ministres pour la convocation du Conseil d’administration suivi de l’Assemblée générale des actionnaires afin de se prononcer sur la recapitalisation d’Africa n°1.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 

SECRETARIAT GENERAL  

– Secrétaire général : M. Guy ROSSATANGA-RIGNAULT.  – Secrétaire général adjoint : M. Cyriaque MVOURANDJIAMI.

MINISTERE DES INFRASTRUCTURES, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE 

CABINET DU MINISTRE D’ETAT 

– Directeur de cabinet : M. Lucien EPIMI GUIA, confirmé.

– Chef de cabinet : M. Ali OYABI, confirmé.  – Conseiller chargé de la communication : M. Cyrille NGALEKOUO, confirmé.

– Conseiller juridique : M. Richard NZE NDONG DIT MBELE, confirmé.

– Conseiller diplomatique : Mme Eliane EBOBOLA-TSIBAH, confirmée.

– Conseiller chargé de l’aménagement du territoire : M. Fulbert ANDZANDZI ANDJAI, confirmé.

– Conseiller chargé des voiries et de l’assainissement : M. Marcel Mamadou LIRA.

– Conseiller chargé des travaux publics et des infrastructures : Mme Aurélie NTOUTOUME, confirmée.

– Conseillers techniques :    Mme Diane-Grace GORRA, confirmée,  M. Ange Faustin NTOULA, confirmé.

– Conseiller chargé de la formation et des relations avec les partenaires sociaux : M. Aristide MAMFOUMBI, confirmé.

– Conseiller chargé des questions politiques : M. Jean Claude SENDZE, confirmé.  – Chargés d’études :   MM. :  André Mathurin IVALA OGOULA, confirmé ;  Christian YOULA, confirmé ;  François NDZILA, confirmé ;  Jeff Reddy OPHOUYA OKAMBA, confirmé ;  Joseph ONANGA RENTCHALET, confirmé.

– Secrétaire particulière : Mme Albertine OKOUROWA, confirmée.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA FRANCOPHONIE ET DE L’INTEGRATION REGIONALE, CHARGE DES GABONAIS DE L’ETRANGER

CABINET DU MINISTRE D’ETAT

– Directeur de cabinet : M. Hervé BOUKAMBA.

– Chef de cabinet : M. Martin BOUDINGA.

– Secrétaire particulière : Mme Rosalie MAMBERI épouse AMBOLO LOUBA.

– Conseiller juridique : Mme Patricia Muriel DJELLA OGANDAGA épouse ONDIAS OKOUMA.

– Conseiller chargé des organisations internationales : Mme Ginette ARONDO épouse EDZANG.

– Conseiller chargé des questions administratives : Mme Gladys Peggy OBONE OWOULA épouse OBAME.

– Conseiller chargé de l’intégration régionale : Mme Tathiana Chimène MAGHOUYA IGA-IGA.

Présidence de la République Communiqué final Séance du 28 Décembre  2016 SGCM Page 10 sur 19 22:59:10

– Conseiller chargé des Gabonais de l’étranger : M. Jules César ASSELE LEKOULETSIALY.

– Chargés d’études :  MM. :  Rodrigue Aubin BOUNGADI NZIMA ;  Gervais BOUPANA ;  Jean Danice AKARIKI ; Mmes :  Prisca Sidonie OYE ;  Sonia Rachel Geneviève OLENDO ;  Ornélia NDAOT ZITOMBO.

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PROGRAMMATION DU DEVELOPPEMENT DURABLE  CABINET DU MINISTRE DELEGUE 

– Directeur de cabinet : M. Moussa BARRY.

– Chef de cabinet : M. Alain ONDO MINKO.  – Chargé d’études :  MM. :  Jean Maurice RASSINDINA ;  Patrick Renaud LOEMBA ;  Stevee ESSIMA NDOUTOUME ; Mmes :  Amanda Elma DIOUF AMBOUGOU ANTONINI ;  Dolinde SAPHOU ;  – Secrétaire particulière du Ministre : Mme Edna Yolande Corine DUMAIRE.

MINISTERE DE L’ECONOMIE FORESTIERE, DE LA PECHE ET DE L’ENVIRONNEMENT, CHARGE DE LA PROTECTION ET DE LA GESTION DES ECOSYSTEMES 

CABINET DU MINISTRE DELEGUE CHARGE DE LA PECHE  – Directeur de cabinet : M. : Ulrich Amour N’NANG NDOUME. 

– Chef de cabinet : M. Claude François NKOULAVENG.

– Chargé d’études :  MM. :  Camille IROGHOLO ;  Jean-Christian MOUELE LOUNDOU ;  Bonaventure Isidore REMPYO OVENDA ;  Claver  EYA ZE ;  Mme Paola NSA ESSONO ;

– Secrétaire particulière : Mme Sonia Christelle Gerda KOUMBA.

MINISTERE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI, DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE ET DE L’INSERTION DES JEUNES 

CABINET DU MINISTRE DELEGUE 

– Directeur de cabinet : M. Jean Hilaire ANGOUE MBA.

– Chef de cabinet : Mme Florence Mauricette M’BOUROUKOUNDA.  – Chargés d’études : MM. :  Joseph Ghislain BIYOGHE BI NDONG;  Carl Lionel MENGARA ALLOGO ;  François Hughes MAYOMBO ;  Ghislain ONDO AKWE;  Aimé Didier MAVOUNGOU.

– Secrétaire particulière : Mme Sabine GUEMBHY’T.

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION 

CABINET MINISTRE  – Directeur de cabinet : M. Fidèle BOUKA.  

– Chef de cabinet : M. Hugues BISSAGOU.

– Conseiller diplomatique : Mme Denise Landria NDEMBI NZIENGUI.

– Conseiller juridique : M. Emile Parfait NDONG NYINGONE.  – Conseiller en communication : Mme Marie José NDOMBI.  – Conseiller chargé des programmes de santé et des relations avec les organismes internationaux : Dr  Dieudonné NKOGHE.  – Conseiller chargé de la formation et des ressources humaines : M. BIYAMBOU PENDY.  – Conseiller chargé de la reproduction et de la promotion de la santé maternelle et infantile : Mme Rachel MBOUMBA épouse IBINGA KOULA.  – Conseiller chargé de l’éducation à la santé et des relations avec les partenaires sociaux : M. Jean Lambert NDOMBY.

– Conseiller chargé des questions pharmaceutiques, des laboratoires, de l’hygiène et de l’assainissement : Dr. Mwetse NYANGUI BOUSSA épouse NKOUAMBAT NDZINGA.

– Chargés d’études :   Mmes :  Emma Nadège MAWILI épouse NGOUALI-FILS.  Fanny KOUMBA MOUCKAMBY ;  Synthia DILEBOU ;  MM. :  Paul Anicet MOUGNIENDA ;  Jean Calvin MAKOUKOU NGUELE.

Secrétaire particulière : Mme Edith-Sylvie M.

MINISTERE DU PETROLE ET DES HYDROCARBURES 

DIRECTION GENERALE DES HYDROCARBURES 

– Directeur général : M. Jacob TSIOBA THATY.

– Directeur général adjoint, chargé de l’aval : M. Bernardin MVE ASSOUMOU.

– Directeur général adjoint, chargé de l’amont : M. Edgard MBINA KOMBILA.

– Directeur des affaires économiques, juridiques et fiscales : M. Gilles YENO.

SOCIETE NATIONALE DES HYDROCARBURES, « GABON OIL COMPANY »

– Président du Conseil d’administration : M. Serge Thierry MICKOTO.

MINISTERE DES TRANSPORTS  

CABINET DU MINISTRE 

– Directeur de cabinet : Professeur MENGUE BIDZO, cumulativement avec ses fonctions d’enseignant chercheur.

– Chef de cabinet : M. Durand ANGONE ELLA.

Présidence de la République Communiqué final Séance du 28 Décembre  2016 SGCM Page 17 sur 19 22:59:10

– Conseiller chargé de l’aéronautique : M. Laurent ABESSOLO MVE.

– Conseiller juridique : M. Ludovic Edgar MOUNDOUNGA.

–  Conseiller financier : M. Sosthène MAVIOGHA.

– Conseiller technique, chargée des questions administratives : Mme Adèle Mireille AKELE ONDO. – Conseiller diplomatique : Mme Rita NDINDO.

– Conseiller chargé des transports terrestres : M. Cyprien NDONG.

– Conseiller chargé des relations avec les sociétés et organismes sous-tutelle : M. Fernand EPIGAT.

– Conseiller technique : M. Jean Pierre LENDOYE.

– Chargés d’études : MM.  Judicaël MOUPOUNGUIDI ;  Guy-Romuald EKOME ;  Igor NGUEMA ALOMPIE ; Mmes :  Bénédicte Sandy BOUKANGA EDO ;  Jessica Giresse ZANG EBANG.

– Secrétaire particulière du Ministre : Mme Hélène Jacqueline OSSEY épouse EBANG ESSONO.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DU DEVELOPPEMENT LOCAL  

CABINET DU MINISTRE DELEGUE

– Directeur de cabinet : M. Fabien Omer NDIMINA-DABOU.

– Chef de cabinet : M. Alexis Alain Guy Godefroy FAUSTHER.

– Chargés d’études : MM. :  Jean-Patrick OLELE NGOMA ;  Glendy Charles ADIAHENOT DOWE ;  Charles MANGOUBA, confirmé;  Yannick Jocelyn ATENDE SOUNGOUYET TOLAKA, confirmé ;

 Mme Diane-Audrey MEHOUZA.

– Secrétaire particulière du Ministre : Mme Paola AVANDJET HARB GOURVANE.

Je vous remercie.   FIN

Ouï-dire et tempête sur Démocratie nouvelle

Publié par dans POLITIQUE sur mercredi 21 décembre 2016 à 22:03 / 1 commentaire

Ouï-dire et tempête sur Démocratie nouvelle dans actualité

René Ndemezo’o Obiang. © Gabonreview

Huit mois à peine après sa création sous les cendres du Conseil de salut de la République (CSR), le parti dirigé par l’ancien élu PDG de Bitam vit une crise profonde, du fait de la décision de son leader d’accepter le dialogue proposé par Ali Bongo. Un grand nombre de hiérarques, parmi les membres fondateurs de cette formation politique, a claqué la porte ces derniers jours. (suite…)

Impayées à la SEEG : la version des faits de Guy Bertrand Mapangou

Publié par de Gabonreview dans ÉCONOMIE sur mardi 20 décembre 2016 à 20:45 / 18 commentaires

Accusé par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) de 65 milliards de francs CFA de factures impayées mettant à mal la santé financière de la structure, l’Etat gabonais se défend. Ci-après, la version des faits du ministre de l’Eau et de l’Energie, Guy Bertrand Mapangou, qui dit être étonné du «nouveau mode de communication de la SEEG qui est un partenaire de l’Etat depuis bientôt vingt ans».
 

 

DROIT DE REPONSE DU GOUVERNEMENT A L’INTERVIEW DU DIRECTEUR GENERAL DE LA SEEG

Guy-Bertrand-Mapangou2-1

Guy Bertrand Mapangou,

ministre de l’Eau et de l’Energie. © D.R.

Le Gouvernement de la République Gabonaise a pris connaissance de l’interview du Directeur Général de la SEEG, paru dans le quotidien L’Union du 20 décembre 2016. Dans cet article la SEEG indique un niveau d’impayés de l’Etat de l’ordre de 65 milliards de francs CFA et de des arriérés des particuliers de 60 milliards de francs CFA. Cette situation serait la cause d’une crise que traverserait la SEEG et il serait envisageable que cette dernière mette la clé à la porte. Cette intervention a par la suite été relayée dans les médias internationaux.

Aussi, le Gouvernement marque tout son étonnement quant au nouveau mode de communication de la SEEG qui est un partenaire de l’Etat depuis bientôt vingt ans. Depuis la signature du Contrat entre les deux parties, les discussions se font dans un cadre établi contractuellement. Et cela n’a souffert jusqu’à présent d’aucune contestation des parties.

L’opinion nationale et internationale peut reconnaitre :

  • la mauvaise fourniture de la de l’eau et de l’électricité notamment en terme de continuité sur toute l’étendue concédée à la SEEG :
  • la vétusté de nombreux ouvrages de production, de transport et de distribution de l’eau et de l’électricité ;
  • la mauvaise qualité de l’accueil des usagers dans les différentes agences de la SEEG ;
  • un logiciel de gestion de la clientèle qui ne satisfait nullement les clients qui se retrouvent avec des factures dont le montant évolue en dent de scie et toujours à la hausse ; etc.

Détails de la Une de l’Union du 20 décembre 2016. © Capture d’écran/Gabonreview

Toutes ces insuffisances qui sont naturellement connues par la tutelle de la SEEG, sont examinées par les services techniques du Ministère de l’Eau et de l’Energie, de la Société de Patrimoine du secteur, de l’Agence de Régulation du secteur et de la SEEG dans un cadre défini contractuellement, sans que les divergences ne soient portées à l’attention de l’opinion nationale et internationale.

C’est dans ce cadre que l’Etat a notamment pris l’initiative de porter les investissements du secteur dans la mesure où la SEEG n’arrivait plus à répondre à la demande en eau et en électricité. Parmi les investissements, nous pouvons citer :

  • la centrale à gaz d’Alénakiri ;
  • la nouvelle centrale à gaz de Port-Gentil, qui fournit déjà près de 15 mW dans le réseau public ;
  • les travaux réalisés en milieu rural dans le domaine de la production et de la distribution d’eau potable et d’électricité ;
  • les travaux de la canalisation DN 1000 entre PK9 et le PK6 ;
  • les travaux de la canalisation DN 1000 entre PK6 et le Camp de Gaulle ;
  • les travaux du réservoir du PK9 de 7.5000 m3 ;
  • les travaux de la canalisation DN 1200 entre Ntoum et Libreville ;
  • les travaux de sécurisation du réseau de transport d’énergie de Libreville ; etc.

Toutes ces actions ont été menées en concertation entre l’Etat et l’actionnaire majoritaire de la SEEG (Véolia) sans que cela ne remette en cause le partenariat en cours, les parties ayant toujours pour objectif principal la préservation du service public.

A quelques mois du terme du contrat en cours, alors que toutes les parties sont en négociation et examinent l’ensemble des problématiques relatifs à la délégation du service public d’eau et d’électricité, et donc de la dette de l’Etat vis-à-vis de la SEEG, l’Etat ne perçoit pas l’opportunité de l’interview du Directeur Général de la SEEG à L’Union.

Cet article remettrait elle en cause le Protocole d’Accord portant sur les négociations signées par la SEEG et l’Etat, alors que nous sommes en passe d’aboutir à des solutions satisfaisantes et pérennes ?

Quel est l’objectif poursuivi par le Directeur Général de la SEEG en cette période postélectorale marquée par des incertitudes économiques liées à la conjoncture internationale ?

Le Gouvernement prendra ses responsabilités et exigera des précisions du Groupe Veolia suite à la déclaration du Directeur Général de la SEEG.

Pour le Gouvernement, Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Eau et de l’Energie, Guy Bertrand MAPANGOU

A l’Union nationale : «Ils entendront parler de moi !», dixit Estelle Ondo

 

Publié par Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur jeudi 15 décembre 2016 à 19:08 Gabonreview

estelle ondoFâchée de ce que le conseil de discipline convoquée le 14 décembre ne se soit pas passé selon les règles en vigueur au sein de son parti, Estelle Ondo la ministre en charge de l’Economie forestière aurait confié ne plus rien attendre de l’Union nationale. L’attitude de l’un des responsables à son encontre lui aurait particulièrement déplu.

 

Estelle Ondo, la ministre en charge de l’Economie forestière, membre du bureau de l’Union nationale (UN), n’attend plus rien de son parti. C’est en tout cas ce qu’affirment ses proches, alors que le 15 décembre cette formation politique de l’opposition a organisé son conseil national au cours duquel plusieurs questions ont été abordées, y compris le positionnement de la vice-présidente et celui d’autres militants du parti dirigé par Zacharie Myboto.

Bien plus que la question liée au refus de l’appel au dialogue lancé par Ali Bongo, le désamour entre Estelle Ondo et l’UN serait fondé sur le non respect par certains responsables des règles en vigueur au sein du parti. Et parmi ces responsables, l’entourage de la ministre convoquée en conseil de discipline le 14 décembre, cite volontiers Raphaël Badenga Lendoye, le président du conseil de discipline de l’UN. Celui-ci, prétendent-ils, ferait tout pour obtenir l’exclusion d’Estelle Ondo ainsi que d’autres militants parmi lesquels Patrick Eyogho Edzang et Ledoux Mbovoué, qui ne partagent pas forcément la position du parti sur certaines questions.

«En date du 9 décembre 2016, M. Badenga Lendoye, a fait parvenir à Mme Estelle Ondo une nouvelle convocation à un conseil de discipline prévu pour le 14 décembre 2016 à 17h. En réplique et par la plume de son avocat, l’intéressée a indiqué à monsieur Badenga Lendoye qu’à l’issue du conseil de discipline avorté du 9 novembre dernier, il avait été arrêté et convenu par les parties qu’avant la tenue du prochain conseil, toutes les pièces et documents relatifs à la constitution de ce conseil ainsi que ceux concernant l’ordre du jour lui seraient préalablement communiqués. Elle lui a précisé que le conseil de discipline envisagé ne pourrait se tenir que lorsque ces diligences seraient accomplies. Contre toute attente, M. Badenga Lendoye a décidé de passer outre et de forcer la tenue dudit conseil à la date qu’il avait indiqué», a confié un des proches d’Estelle Ondo.

Sauf que lors de la tenue du conseil de discipline, la ministre et ses soutiens ont regretté de nouvelles entorses au règlement. Comme prévu par l’article 30 du règlement intérieur de l’UN, ledit conseil n’a pas réuni onze (11) membres, et la demande de révocation de deux membres du conseil de discipline exprimée le 9 novembre 2016 par Estelle Ondo et son avocat au président du parti n’a pas été prise en compte. Ces deux éléments ont amené la mise en cause à rappeler au président du conseil de discipline le respect des dispositions statutaires du parti.

Des sources proches du dossier rapportent que ce rappel de la ministre a eu le mérite de déclencher une rare colère chez Raphaël Badenga Lendoye, qui aurait promis de «mettre à la porte» la ministre. Des propos anti-fang, auraient même été prononcés par ce responsable, sans que ceux-ci ne soient confirmés par les militants interrogés sur la question. N’empêche, entre l’UN et Estelle Ondo, le divorce ne semble plus loin. «Ils entendront parler de moi !», aurait récemment réagi la ministre, disant être déçue de l’attitude des responsables de son parti.

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