A pepa Bongo!

Texte de Corneille Ollomo Ekoga

groupe d'animationÀ l’époque du PDG grandissant, imitant les femmes équato qui chantaient des louanges à Macias Nguema, les militantes du Woleu-Ntem ont lancé cette chanson en titre qui en substance dénonçait tant de méfaits de cette époque. C’était un morceau choisi de la radio Oyem au chapitre des chants du parti qui disait ceci en substance :
« À pepa Bongo, j’ai trop de choses que je voudrais te confier, mais j’ai peur des représailles »
Ainsi, l’émancipation de la femme ayant induit à l’alcoolisme était dénoncée, la sexualité abusive et autoritaire des enseignants induisant les grossesses précoces à l’école…
Dans cet esprit, j’ai tant de choses à vouloir confier à pepa Bongo mais…
Ainsi, ce soir j’ai entendu un homme habillé dire à un clandoman, « si tu ne donnes pas le dossier je te tire ! Fusil de guerre en bandoulière, contrôle de nuit, quartier et commune paisibles. Sans blague. La mort partout ?
Avec ou sans argent dans les hôpitaux publics on est proche de cette mort dit-on !
Après un parcours jusqu’au PK 70 en aller-retour, il faut aller non seulement chez les Calaba à la gare routière, mais aussi chez le kiné, le corps est cassé !
Des milliers de familles à Libreville courent encore à la recherche de l’eau potable, et de l’électricité.
Le prix du litre de pétrole lampant au village vaut 2kg de riz ou plus ! L’enseignement public a créé ses produits qui renforcent le frein de l’accès à l’éducation pour les couches vulnérables !
Des milliers d’enfants ont faim et mendient à travers la ville, dorment dans les cartons au centre-ville.
Les travailleurs du privé sont victimes d’une escroquerie sociale appelée journée continue pour des journées qui partent désormais de 7h30 à au moins 18h ! Où sont les jardins et la ceinture verte dont on avait fait la promotion à l’époque ? Les parents se retrouvent avec des enfants endormis dans leurs bras après le financement des hautes études.
Même les poissons meurent sans raison dite dans le grand fleuve !
Le bois des génies est pisté et coupé à volonté par les hommes jaunes.
Nos cœurs sont plâtrés dans la cacaoculture et l’agriculture en général, mais où sont les routes, les crédits, la législation, l’encadrement, l’assistance technique ?
La prostitution, la prostitution !!!
Il se raconte aussi sans retenue et foi des vidéos corroborantes que les hommes font des choses impolies entre eux !
Akiéeee À pepa Bongo !
Que de choses j’ai dans le ventre et que je voudrais tant te dire, mais qui va me garder au « Poloton » la prison d’Oyem ?

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Ô Vérité aux lumineux éclats, qui d’autre est comme toi?

VéritéDans la lugubre nuit noire, un étrange cortège funèbre se faufile dans les tréfonds de la forêt . Il y a là : hommes du Roi, inquisiteurs, mousquetaires, ministres divins, tartuffes, bouffons, bourreaux, pioupious et troubadours. Unis par une même raison : ensevelir à tout  jamais Dame Vérité. Convaincus et heureux d’avoir fait rendre gorge à cette pie, aimant à narrer à tout va les affaires royales secrètes, ils se frottent les mains. A la queue leu leu derrière un corbillard doré, ils promettent réserver de somptueuses funérailles à cette mégère, oublieuse du sacro-saint principe selon lequel toute histoire n’est pas bonne à conter, surtout s’agissant de la couronne.

Esprits, faune et flore, s’étonnent de cette nocturne procession macabre. Ils observent tout placides, des fossoyeurs sommés de creuser très profonde la dernière demeure de la victime. Ils ne veulent rien rater de cette scène avec des acteurs aux mines plutôt patibulaires. Ils remarquent dans cette longue file, des hommes masqués portant cravaches et francisques ; mais aussi des bourses bien pleines. Ils se racontent, l’air hilare, la mise à mort de la pauvre Dame. Ils se gargarisent de l’avoir ligotée à une potence ; mains dans le dos et bouche cousue au fil de fer, afin de ne crier, ni gigoter sous la douleur des coups assénés . Une fois passée de vie à trépas, ils l’ont haché menu comme chair à pâté, afin de s’assurer de sa définitive disparation. ‘’C’est donc Dame Vérité qu’ils viennent inhumer en ces lieux sacrés. Qu’ils fassent selon leur désir, ils seront bien surpris quand le phoebus se pointera à l’orient’’, se disent les silencieux témoins amusés.
Des morceaux de chair sanguinolents sont sortis du riche fiacre, puis jetés avec mépris dans la fosse par des pioupious à cette tâche assignés. Ils y déversent de la gangue au dessus de laquelle ils étalent une forte couche de granit. Comme si cela ne suffisait point, ils y ajoutent une belle chape de plomb. Et encore une dose de gangue recouverte de feuilles mortes, pour que nul curieux ne remarque la sépulture. ‘’On peut dire que cette diablesse a eu un bel enterrement. Bon débarras!’’, clament-ils à l’unisson. Ils promettent d’organiser un gai carnaval dans la journée, pour célébrer en grande pompe la victoire de la tromperie sur l’évidence.
Dès les premières lueurs du jour, la faune et la flore sont secouées par de forts bruits venant de l’invisible sépulture. On dirait un grondement précédant une irruption volcanique. Les initiés y reconnaissent la manifestation d’Héphaïstos. Des colonnes de lave giclent de toutes parts, projetant au dessus de la cité des morceaux de chair nuitamment ensevelis. Ils volent l’un vers l’autre, pour recomposer à la perfection le corps déchiqueté. Soudain Dame Vérité reprend ses formes, illuminée par l’astre solaire, plus radieuse que jamais. Ses adeptes se réjouissent de cette miraculeuse résurrection qui sème la confusion et la peur parmi les criminels à la langue fourchue. Ils chantent en chœur : ‘’ O verum est ut lux erit cornua, et aliud similis tibi?’’ ( Ô Vérité aux lumineux éclats, qui d’autre est comme toi ?)

 


Stultus ludos (Jeux de dupes)

galériensIl y a dans la galère royale, des rameurs bien énigmatiques. Ils affichent des visages angéliques diurnes, aussi brillants que le phoebus. A l’aise dans les luxueuses cales de la trière, ils miment nonchalamment quelques coups de rame pour donner le change. Mais la nuit tombée, ils retrouvent toute leur vigueur, pour ramer à contre-courant pour les uns. Pour délester la cargaison de grosses quantités d’or, d’épices et de victuailles appétissantes pour les autres.Ils rêvent tous de devenir Crésus, Néron ou César, entourés de jeunes éphèbes et de langoureuses hétaïres. Dans la lugubre pénombre, leurs silhouettes ressemblent à de beaux diablotins, conspirant pour déclencher la mutinerie et s’emparer du navire.

Au petit matin, ils se remettent à la tâche devant le Roi et ses courtisans, échangeant des regards complices en jurant fidélité à sa Majesté. Dès que l’occasion se présente, on les surprend à célébrer des messes basses aux sermons funestes. Au détour d’un murmure, on découvre ébaubi, qu’ils projettent d’occire tout royaliste qui les démasquerait, ou en serait même soupçonné. Guillotine, potence et cimeterre sont exposés sur le pont,  pour terrifier ou raccourcir tout curieux contrariant.

A la vue de ces instruments de mort, galériens et flibustiers jouent les aveugles, sourds et muets.  Bien craintifs de risquer leurs modestes têtes, devant des inquisiteurs sans foi ni loi, prompts à vous pendre haut et court sans autre forme de procès. Il vaut mieux recevoir une maigre pitance et un peu de bigaille, que de perdre sa tête.D’illustres têtes de courtisans ne sont-elles pas déjà tombées, sans aucune émotion royale. A croire que la couronne est indifférente ou insensible à toute cette agitation à peine voilée. Nul ne saurait le dire. D’aucuns se disent qu’il ne faut pas être plus royaliste que le Roi. Ils espèrent ardemment que sa Majesté retrouvera toute sa lucidité tôt ou tard, pour anéantir les conspirateurs.

Quelques badauds assis au bord de l’océan, observent cette étrange galère secouée par les vents et les vagues. Elle semble en perdition dans des eaux agitées et l’ouragan qui pointe à l’horizon. Habitués aux vives réactions royales, des pirates intéressés sont sur le pied de guerre.Ils lorgnent vers ce riche butin,  prêts pour l’abordage. Pour le moment ils ont comme devise stratégique : « Custodi et spera »(Regarder et attendre).
Nota Bene : toute ressemblance avec des faits réels n’est que pure coïncidence.

 


Absque Divini muneris(Sans la bénédiction divine)

prêtre défroquéIl y a belle lurette que les hommes portant crucifix et chapelet ne font plus recette, à cause de leurs propres turpitudes. Emportés par le désir des biens de ce monde (or, honneurs et jupons), ils se sont éloignés de la moralisation de la cité, leur mission première. Jadis bergers conduisant les brebis vers de verts pâturages, ils se sont mués en loups dévorant sans états d’âme, troupeaux et herbes. Une voracité à la hauteur de leur prétention de tutoyer les Dieux, les Rois, les princes et les courtisans. lire la suite

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